Le déclin des entreprises au Québec (3/3)

 

Lire d’abord la partie 1

Conclusion

Grand Architecte du Québec moderne et ancien premier ministre, Jacques Parizeau déclarait dans une entrevue récente que l’on devait cesser de se faire des peurs au sujet de l’économie du Québec. Faisant surtout allusion aux problèmes de la dette, au vieillissement de la population et à l’explosion des coûts de la santé, il affirmait que ces problèmes étaient certes devenus importants, mais qu’ils demeuraient essentiellement gérables. Même s’il se voulait rassurant dans ses propos, monsieur Parizeau admettait être lui-même inquiet d’une chose, à savoir que nos entreprises puissent être en train d’accumuler un retard important. Il ajoutait que s’il y avait un problème structurel qui risquait d’avoir des conséquences dramatiques pour notre économie, c’était bien celui-ci.

Personnellement, je n’entretiens aucun doute sur l’existence de ce retard et les raisons l’expliquant. Aussi longtemps qu’on puisse retourner dans notre histoire, le développement de nos entreprises n’a jamais été la priorité des Québécois. Jusque dans les années 60, notre économie était dominée par des entreprises anglo-saxonnes d’exportation de ressources et de biens de première transformation. À partir des années 60, nous avons mis en place un modèle de développement économique qui n’a pas donné le plein rôle qui revenait à nos entreprises. Nous avons plutôt opté pour un modèle de développement technocratique, interventionniste, nationaliste et protectionniste. À grands coups de subventions et de nationalisations, nous avons tenté de réaliser de grandes intégrations industrielles pilotées par nos sociétés d’État. Dans une trop large mesure, cette stratégie de développement nous a laissés profondément endettés, avec un paysage jonché de projets industriels inachevés et invendables. Vers la fin des années 70, monsieur Parizeau et son gouvernement ont réalisé mieux que quiconque l’importance de combler notre retard entrepreneurial afin de prendre la relève d’une gestion technocratique n’ayant pas donné les résultats escomptés. En mettant de l’avant les moyens pour canaliser notre réservoir d’épargne vers nos entreprises (REA, REER, CDPQ, SGF,etc.), les bases furent mises en place pour permettre à nos entrepreneurs de prendre le leadership de la consolidation des nos entreprises et éviter du coup des prises de contrôle canadiennes et étrangères. Reste que durant toute cette période et celles qui suivirent, ce sont essentiellement les quatre fondements de notre vieille politique économique  des années 60 qui ont continué de définir nos principaux schèmes d’intervention économique. (Pour une description plus détaillée de ces fondements et de notre histoire économique récente, je vous suggère de lire cet article)

Aujourd’hui, ce sont encore ces mêmes fondements qui nous poussent à croire dans la gestion technocratique de l’économie et dans le rôle Tout-Puissant de nos églises économiques que sont la CDPQ et les autres organismes et sociétés d’État comme Hydro-Québec et la SGF. Ce sont ces bases qui permettent encore à nos politiciens d’agir en maîtres de l’économie et de notre développement industriel, comme nulle part ailleurs en Amérique du Nord. Ce sont aussi ces bases qui alimentent avec la même âpreté nos revendications en matière de biens publics, sans égard à notre capacité de payer.

La différence de perception qui existe quant à la portée réelle de notre modèle de développement mérite qu’on s’y attarde, car elle est au cœur d’un passage qui ne s’est pas encore opéré. En effet, pendant que nous continuons à nous illusionner sur la force de nos institutions et la portée de notre gouvernance économique, nous ne nous rendons pas compte à quel point l’éloignement des marchés d’avenir et la perte d’avantages stratégiques de plusieurs de nos entreprises rendent nos leviers d’intervention de plus en plus coûteux et de moins en moins efficaces. Pendant que nous nous endettons à soutenir des acquis sociaux dont nous avons de moins en moins les moyens de se payer et que nous permettons à nos entreprises protégées de repousser à nos frais leur transformation pourtant inéluctable, nous ne nous rendons pas compte à quel point nous nous privons et mettons à risque les ressources et les actifs nécessaires à notre repositionnement.

Pendant que nous nous laissons bercés par les discours brodés de fil rose de nos politiciens ainsi que leurs visions industrielles souvent débridées qu’ils nous présentent comme des panacées, nous ne nous rendons pas compte à quel point nous leur permettons de s’illusionner à coups de centaines de millions en plus de se dérober face à leurs vraies responsabilités. Pendant, que nous nous laissons influencer par une certaine presse d’affaires nous abreuvant d’analyses cartomanciennes, de reportages souvent puérils sur notre vedettariat entrepreneurial et de cas heureux de microentreprises bien nichées, nous perdons de vue les véritables enjeux qui confrontent notre économie et nos entreprises.

Pendant, que nous nous laissons manipuler par des groupes d’intérêts aussi opportunistes qu’ignares du gros bon sens collectif, que nous décrions l’iniquité sociale et les privilèges des plus fortunés, que nous vilipendons l’abus de protection de certaines populations défavorisées, que nous poussons de hauts cris sur les revendications frivoles des plus jeunes alors que nous pillons allègrement leur fonds générationnel, nous ne nous rendons pas compte à quel point nous prenons pour acquis notre richesse et surtout comment nous persistons à croire que l’enjeu principal est sa répartition.

Pendant que d’autres populations dans le monde s’activent prestement, et que leurs entreprises profitent d’avantages indéniables pour accroître leur part de la plus-value mondiale à nos dépens, nous ne nous rendons pas compte à quel point nous correspondons désormais au stéréotype des gens choyés toute leur vie qui sont soudainement incapables de reconnaitre l’imminence de leur déclin s’ils ne changent pas de cap.

Pendant, que nous persistons à demeurer en terrain connu, à banaliser le temps, à laisser à nos successeurs des problèmes plus sérieux qu’ils n’auraient été si on les avait adresser à temps, pendant que nous permettons aux plus opportunistes de forcer le jeu en prenant leur dû sans tenir compte de la diminution des rendements et des ressources disponibles, pendant que les agences de notation sont sur le point de sévir, que nos partenaires s’apprêtent à profiter de notre faiblesse pour renégocier des ententes à leur avantage, pendant que nous nous apprêtons à tomber des nues de la disparition de certains de nos fleurons industriels que l’on croyait invicibles, pendant que nous permettons encore à notre intelligentsia et à nos tours d’ivoire de continuer à nous triturer l’esprit avec les mêmes vieux débats auxquels s’ajoute une vision édulcorée du développement durable, nous ne nous rendons pas compte à quel point nos paroles et nos actions riment à peu de chose pour endiguer la cadence de moins en moins subtile de tsunamis économiques qui est en train d’éroder la création de richesse au Québec et de nous faire dériver vers une dépendance sociale et économique aussi comateuse que chronique. 

Que faire?

Pour moi, il est clair que la situation actuelle exige de recentrer prestement le balancier économique du Québec en faveur d’un accroissement de notre effort de création de richesse plutôt que sa répartition et sa dépense immédiate. Concrètement, cela présuppose un certain nombre de directions que j’énonce brièvement ici et sur lesquelles je reviendrai au fil des prochains textes avec les nuances qui s’imposent.

Premièrement, il nous faut remettre en question la stratégie d’intervention de l’État québécois, non pas pour que celui-ci intervienne moins — ce qui serait contre-productif à ce stade-ci —, mais plutôt pour que son action porte davantage sur le développement économique et la croissance de nos entreprises. Cela me parait d’autant nécessaire pour notre bien à tous, que si nous ne relevons pas ce défi, nous devrons obligatoirement composer avec une baisse importante des revenus de l’État et une réduction équivalente ou supérieure de nos acquis sociaux, y compris ceux de nos populations les plus à risque. Bref, comme tout bon économiste qui se respecte devrait dire dans pareil contexte, surtout celui qui s’annonce, il est temps d’investir dans notre futur plutôt que de ruiner celui-ci au présent comme nous faisons depuis déjà trop longtemps. 

Deuxièmement, nous devons réaligner notre complexe du savoir de manière à ce que celui-ci contribue davantage à l’augmentation de la performance économique et sociale de l’ensemble de nos organisations. C’est d’autant plus important que le Québec sera confronté au fil des prochaines années à des perturbations majeures qui rendront obligatoire une transformation radicale de nos organisations ainsi que de nos milieux de travail et de vie. À ce compte-là, nous pensons qu’il serait bienvenu que certains acteurs du secteur cessent d’utiliser les parapluies idéologiques que sont la recherche fondamentale et la perte de l’indépendance académique pour masquer ce dont il est réellement question ici, soit la lenteur et la rigidité d’adaptation d’un secteur dont la performance laisse à désirer. Un secteur qui démontre en outre une peur de plus en plus éhontée d’être assujetti aux besoins réels de nos gens et de nos organisations.

Tel que je le décrivais ailleurs, l’éducation, la formation et la recherche sont à la veille de subir une révolution technologique et industrielle qui va éventuellement rendre archaïque de larges pans de notre complexe du savoir, du moins tel que nous le connaissons actuellement. Nous pensons que le Québec a tout intérêt à faire preuve de courage, de vision et d’entrepreneuriat en la matière afin de prendre non seulement position dans cette industrie mondiale de pointe, mais aussi pour remplacer rapidement nos infrastructures et nos façons de faire actuelles par des systèmes d’acquisitions et de transmission d’un savoir-faire de prochaine génération capable d’accélérer notre repositionnement.

Troisièmement, le temps est venu de procéder à une mise à jour majeure de notre modèle de développement. Clairement, il nous faut revoir le fonctionnement de nos marchés protégés et de nos marchés publics afin d’en augmenter la performance. Nous devons aussi revoir les mandats et le fonctionnement de nos organismes réglementaire et subventionnaire. Mais surtout, nous devons modifier la portée de notre politique industrielle dont les budgets sont nettement insuffisants en regard des défis qui s’annoncent. Est-il nécessaire d’insister sur le fait que la dernière politique industrielle tablait sur un budget équivlant à peine  à ce que Bombardier a dû débourser à elle seule pour lancer son avion de nouvelle génération dont on ne sait pas encore s’il parviendra à stabiliser la plus importante grappe industrielle au Québec. Cette dernière politique apparait d’autant insignifiante qu’elle est constituée d’argent recyclé. Elle s’appuie sur une vision industrielle qui mérite à tout le moins une bonne dose de pragmatisme. Mais surtout, parce-que ce sont plutôt des dizaines de milliards de plus que nous devrions investir pour suivre la cadence mondiale.

D’ailleurs, il est important de se rappeler que, toutes proportions gardées, ce sont des sommes bien supérieures que nous avions collectivement investies au moment de l’essor du Québec Inc et qui ont permis à certaines de nos entreprises actuelles de nous garder dans le jeu. Or, il faut savoir que l’ampleur du défi entrepreneurial était moindre à cette époque. Aujourd’hui, la concurrence est nettement plus féroce. Le capital étranger est plus présent que jamais pour affaiblir et avaler nos actifs requis pour notre repositonnement. Qui plus est, nous savons aussi que le gros de la croissance réside désormais hors de nos frontières, voire hors de l’Amérique du Nord, avec ce que cela comporte en matière de risque et de financement accrus. Bien que tout cela puisse nous inciter à croire que nous n’avons plus les moyens de nos actions, ce n’est pas le cas. Nous avons encore des moyens importants et des joueurs capables pour autant que nous acceptions d’assujettir nos dépenses et nos investissements aux priorités qui nous incombent réellement. 

Quatrièmement, il est aussi temps pour nos entrepreneurs, nos gestionnaires et nos directions syndicales de réviser leurs comportements en fonction des nouveaux enjeux. Il est temps de faire le ménage dans les pratiques salariales et dans l’aide aux entreprises. Il est temps d’essaimer davantage entre nous, notamment au plan de la transmission du savoir-faire et de l’embauche des plus jeunes sur qui notre futur repose. Là encore, le rapprochement entre notre complexe du savoir et nos organisations est essentiel. Il est aussi grandement temps d’y aller de représailles judiciaires fermes à l’encontre de ceux qui fraudent et accroissent le risque économique et social qui nous guette. Au-delà des représentations usuelles du Conseil du Patronat et de ses contreparties, il est temps que le Québec se dote d’un véritable forum économique. En effet, il est temps que l’on donne à ceux qui sont nos véritables leaders la place qui leur revient dans la définition et l’exécution de nos orientations économiques. Soyons clair, je ne parle pas ici de donner la parole à des portes-étendards, à des stratèges de plateformes électorales ou à ceux qui tirent avantage, parfois sans vergogne, de nos marchés publics et de nos marchés protégés. Je fais référence aux entrepreneurs, aux gestionnaires, aux travailleurs et à la frange de notre intelligentsia dont les efforts et les travaux contribuent directement à la création nette de richesse au Québec.  

Cinquièmement, il est temps de se questionner sur la contribution réelle de notre classe politique, particulièrement en matière d’économie. Le temps est venu d’adresser le manque d’imputabilité de ces derniers ainsi que la tentation électoraliste qui forge une classe politique prête à tous genres de compromis pour se faire élire. Le temps est aussi venu de questionner l’éclatement de nos partis. Car, disons-le franchement, notre classe politique est trop nombreuse et ses intérêts sont trop éclatés pour la taille de notre population. Cette dernière souffre d’un manque flagrant de cohésion. Cette division, pour le moins artificielle et souvent égoistique, ne fait qu’encourager la tendance à faire du pain et des jeux de débats polarisants et peu stratégiques. Il est temps que nos politiciens reconnaissent la nature des défis qui sont vraiment les nôtres et que ceux-ci assument leur vrai rôle, soit celui de gérer une économie publique durable, c’est-à-dire une économie publique qui répartit la richesse collective disponible dans le véritable respect de notre patrimoine financier, environnemental et générationnel. Il est difficile à cet égard de me retenir pour ne pas dire que nous devrions comme société faire preuve d’une plus grande circonspection quant à la place que nous accordons aux grands parleurs charismatiques plutôt qu’aux gens d’action souvent effacés et rigoureux. Il est temps aussi que nous sachions distingués ceux qui dépensent l’argent des autres au gré des vents qui les animent plutôt que ceux qui trouvent réellement les moyens de nous enrichir collectivement.

Évidemment, plusieurs d’entre vous ne manqueront d’exprimer le caractère peu pragmatique, voire illusoire de tels changements. Je le concède d’emblée. Le Québec est l’une des sociétés occidentales dont l’économie est la plus politisée et parmi les moins influencées par ceux qui créent sa richesse. C’est aussi une société coulée dans un béton socio-économique dont la flexibilité est loin d’être un attribut. Cela est d’autant plus vrai que nous sommes désormais assujettis à une balance du pouvoir qui penche du côté d’un électorat vieillissant choyé par la Révolution tranquille et désireux de préserver le statu quo dont ils seront les derniers à pouvoir se prévaloir.

Notre société est aussi figée par une panoplie démesurée de droits, d’acquis, de privilèges et d’intérêts de toutes sortes qui forment un tissu dont l’impressionnante mémoire moléculaire nuit plus que jamais dans le passé à notre capacité de s’adapter aux nouvelles réalités qui exigent des transformations profondes sans quoi nous nous exposons à un déclin. Nous sommes ancrés par des mécanismes de résistance si aiguisés que le moindre changement risquant de bouleverser l’ordre établi devient un prétexte à une levée de boucliers. Notre résistance est telle qu’elle oblige régulièrement nos dirigeants à calmer le jeu et à défendre toutes nouvelles orientations dans le cadre de vastes consultations publiques qui ont de plus en plus l’allure de grandes messes liturgiques dont la lourdeur et l’inertie sont désormais les bases structurelles d’un immobilisme dont nous avons peaufiné l’existence au fil du temps. Tout aussi symptomatique est de voir d’anciens politiciens, qui n’ont plus le fardeau de leur réélection, nous livrer des opinions et des manifestes qui sont généralement des évidences, sauf pour ceux qui craignent de ne pas se faire réélire.

À voir nos patterns électoraux, c’est à se demander si nous n’avons pas inconsciemment choisi de refuser d’avoir des leaders aptes à gouverner. Pourquoi? Parce que dans le fond cela signifierait d’admettre que nous sommes désormais notre principal ennemi. Nous nous évitons ainsi de nous plier à des exigences plus contraignantes que celles que nous imposeraient des élus et des gouvernements avec des mandats forts. Au lieu, nous choisissons de faire de nos politiciens des boucs émissaires. Or, il se trouve que nous ne sommes plus à l’époque ou il était relativement facile pour de grands leaders d’émerger alors que ceux-ci pouvaient casser du pain de sucre sur le dos d’un ennemi commun, en l’occurrence une opprimante bourgeoisie anglo-saxonne, telle que personnifiée à l’époque. Nous ne sommes plus au temps où il était facile de régner en bienfaisants leaders et en architectes et stratèges de notre émancipation alors que l’emphase était sur le déploiement d’infrastructures économiques et sociales mur à mur. On peut aussi imaginer comment il était plus facile de gouverner en offrant des largesses à la population et aux syndicats afin de mousser notre indépendance ou de calmer le jeu à des fins contraires. On peut également affirmer comment, malgré une conjoncture moins facile, il était toujours possible pour nos politiciens de surfer sur un marché boursier débridé et un essor économique et entrepreneurial sans précédent, et ce sans avoir à s’attaquer avec grande fermeté au déséquilibre croissant de notre économie publique.

Évidemment, tout cela à changer avec le déraillement des économies occidentales au début des années 2000 et surtout lorsqu’il est devenu de plus en plus évident que plusieurs de nos entreprises n’avaient pas ce qu’il fallait pour résister aux prochaines vagues de mondialisation et de consolidation.  

Une décennie plus tard, et malgré des signaux pourtant clairs, la majeure partie de la population et de nos groupes d’intérêts refusent encore d’admettre que nous sommes pris au piège d’une transformation économique qui exige des sacrifices, des efforts, des investissements plutôt que des dépenses. Il n’est pas surprenant non plus que nos politiciens ne puissent encore mettre de l’avant les changements qui s’imposent sans que nous leur en fassions payer amèrement le prix comme nous avons fait à maintes reprises dans le passé.

Or, tout cela n’est pas possible sans conséquences graves. Ainsi, au lieu de compter sur des leaders forts et libres d’agir pour favoriser l’émergence d’un oomph collectif dont nous aurions bien besoin pour nous repositionner dès maintenant, nous sommes pris à devoir composer avec des gouvernements de compromis, intenables et jetables,  dirigés de plus en plus par des intérêts et des actions occultes.

Tout cela rend le Québec non seulement ingouvernable au plan politique, mais surtout largement vulnérable au plan économique. Car, au lieu de compter sur un leadership transformateur et des stratégies claires de création de richesse, nous sommes pris à osciller marginalement entre une économie subventionnaire dopée aux hormones de croissance et une économie de laissez-faire marquée par des baisses d’impôts pour les plus nanties et une privatisation aveugle de nos marchés publics nous exposant à un opportunisme crasse de certains entrepreneurs. 

Il est grandement temps que cela change sans quoi nous devrons non seulement composer avec une création de richesse nettement moindre, mais nous nous exposons à voir le Québec devenir une économie-pipeline sous occupation étrangère avec tous les problèmes économiques et sociaux se rattachant à une telle reddition. Ici réside quant à moi le plus grand péril économique que le Québec moderne a connu. C’est aussi le moment le plus opportun de se réinventer. 

 

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