Le problème de la création de richesse au Québec

 

Quatre facteurs alimentent actuellement le problème de la création de la richesse au Québec. Ces facteurs sont :

  • la perception erronée que nous avons du problème de la création de richesse et la faible mobilisation qui en découle actuellement;
  • l’affaiblissement de notre positionnement dans l’économie nord-américaine;
  • la difficulté croissante de nos entreprises à développer des assemblages stratégiques qui leur permettent d’augmenter leur niveau de productivité et de compétitivité au plan mondial;
  • la forte diminution de l’influence de l’État et de ses leviers économiques. Un problème majeur s’il en est un étant donné le rôle central que l’État occupe dans notre modèle de développement.

Nous discutons ici des trois premiers points.

 1. Désintérêt, incompréhension et absence de mobilisation

Bien que nous ayons fait un bon bout de chemin en la matière au cours des dernières décennies, beaucoup de gens demeurent désintéressés ou comprennent mal l’importance de créer la richesse nécessaire au maintien de notre niveau de vie. D’autres, plus conscients choisissent d’ignorer cette règle de base en faisant preuve d’un opportunisme économique individuel ou de groupe qui ne fait qu’accroître le problème dans son ensemble.

Ces comportements ne sont pas surprenants. Ils sont typiques d’une population historiquement tenue à l’écart de la chose économique. Une population qui a ensuite vu ses trois dernières générations vivre à l’abri des interventions de l’État sans vraiment avoir à se soucier de la performance réelle de ses entreprises. Une population qui a aussi été conditionnée à obtenir à répétition de ses décideurs des mesures compensatoires et de relance que ce soit à la suite d’un lynchage électoral ou un bras de fer syndical bien senti.

Notre désintérêt envers la création de richesse n’incombe pas seulement à la population, à son opportunisme de masse et à sa méfiance historique envers le monde des affaires. Il s’explique aussi par un désintérêt non moins important envers la question de la part des médias, de nos institutions d’enseignement et de plusieurs de nos ténors et experts. Encore là, ce n’est pas surprenant. La plupart des gens œuvrant au niveau des sphères d’influence précités sont eux-mêmes des produits de la Révolution tranquille. Ils ont grandi dans les débats entourant les dépenses publiques et ont opté de façon opportuniste pour des positions pour le moins démagogiques. Très peu d’entre eux, sauf pour la presse spécialisée, et surtout depuis le virage des années 80, se sont réellement investis à faire connaître l’importance des moyens pour accroître la richesse collective et rendre notre économie et nos gens plus compétitifs.

La même chose pourrait être dite de notre classe politique à qui nous avons appris que les élections sont gagnées sur la base des  dépenses publiques et de coups de baguette magique sur l’économie. Évidemment, il est illusoire de s’attendre à d’autres choses sachant que dans le système qui est le nôtre les grandes décisions économiques incombent à des politiciens et des technocrates qui opèrent à l’abri de règles de gouvernance minimales leur permettant de dépenser l’argent d’autrui sans être directement imputables des résultats.

Aujourd’hui encore, plusieurs de nos experts, particulièrement nos économistes, s’inquiètent avant tout des impacts liés au vieillissement de la population, à l’explosion des coûts de la santé, au déséquilibre des régimes de retraite. Est-ce à dire que ces enjeux ne sont pas importants? Bien sûr que non. Cependant, on serait en droit de s’attendre à ce que leurs analyses nous montrent que ce dont ils traitent ne représente que la pointe de l’iceberg. Les projections démographiques et les tendances économiques sur lesquelles ils s’appuient extrapolent le passé. Aussi alarmantes soient ces projections, elles ne prennent pas en compte une rupture éventuelle dans le modèle de création de richesse au Québec qui constitue pourtant la base de l’iceberg. Or, si les impôts, les taxes, les salaires, les dividendes, les gains de capitaux générés par nos entreprises devaient diminuer plus qu’il est généralement admis, on peut tous aisément comprendre que les problèmes précédents seraient plus graves, mais que l’État n’aurait de choix que de réduire significativement l’ensemble de nos programmes, de couper dans nos protections et dans sa masse salariale.

Pourtant, nous continuons de débattre des enjeux publics comme s’il s’agissait d’une réalité fonctionnant en vase clos. Malgré les appels répétés à concentrer nos efforts à trouver des solutions à nos problèmes économiques, nous persistons à œuvrer et à voter dans l’ignorance et le désintérêt. Nous continuons à faire preuve d’un opportunisme de masse qui favorise dans l’immédiat différents groupes d’intérêt corporatistes au détriment de notre futur collectif. Nous forçons nos élus à se commettre à la même surenchère électorale et à faire miroiter la même pensée magique quant aux moyens qu’ils croient avoir pour corriger la situation. Pourtant, ce contexte est révolu et il s’annonce encore moins favorable pour les populations comme la nôtre qui dans son ensemble continue à voir l’économie comme un jeu d’opposition à somme nulle entre nous. Un jeu dangereux quand on considère à quel point nous devrions être en train de nous mobiliser afin de nous tenir debout face aux puissants vents contraires qui s’annoncent.

2. Un contexte de création de richesse plus difficile pour le Québec

Pour autant que l’on accepte de sortir de notre bocal ethnocentriste, il est clair que les tendances qui ont cours actuellement au niveau de l’économie mondiale sont loin d’être rassurantes pour le Québec. Les changements à venir sont tels qu’il n’existe aucune assurance que nos entreprises réussiront dans les prochaines années à acquérir la richesse pour couvrir nos dépenses et maintenir notre niveau de vie.

Pourquoi? Durant les années 80-90, nos entreprises ont profité d’une croissance nord-américaine à large bande qui a multiplié les moyens financiers et les opportunités d’affaires. Nos entrepreneurs ont pu ainsi financer l’acquisition et la consolidation d’actifs nord-américains plus ou moins performants. Dans certains cas, ils ont réussi à générer des assemblages stratégiques qui leur ont permis de consolider une position de force sur ces marchés et d’en créer d’autres. On l’a vu dans l’imprimerie, la câblodistribution, l’alimentation, l’aviation civile et bien d’autres secteurs.

La situation est différente aujourd’hui. Le potentiel de consolidation a diminué pour les entreprises qui n’ont pas l’assise pour rivaliser au plan mondial. En outre, la prochaine décennie annonce une croissance différente à celle qui fut dans le passé. Plus spécifiquement en Amérique du Nord, la croissance sera lente et segmentée. Cette croissance ciblée s’explique par le fait que plusieurs des régions, des industries et des entreprises nord-américaines ne regagneront pas le leadership mondial qui a jadis été le leur avant que les nouvelles industries de masse des autres régions du monde n’essaiment et génèrent dans leur sillage des industries de pointe qui se développent plus rapidement ailleurs dans le monde.

Or, ces industries de pointe qu’on croyait, jusqu’à ces dernières années, être à la base de la revitalisation des économies occidentales, on se rend compte qu’elles sont devenues les nouveaux terrains fertiles des grands groupes mondiaux des pays émergents. On a vu ce qui s’est passé dans les segments haut de gamme de l’industrie automobile durant les trois dernières décennies. On a vu à quel point les industries de production de masse se sont sophistiquées et sont devenus des Power house de produits intermédiaires et hauts de gamme, notamment dans l’électronique. On voit aussi une diversification géographique des avancées dans l’industrie militaire, les technologies de pointe, la biotechnologie, la robotique et le pharmaceutique. Tout cela indique que ces secteurs ne sont plus en soi l’apanage unique de l’Occident et des Américains. Et malgré le parcours de croissance chaotique des économies émergentes, il n’en demeure pas moins que les firmes originaires de ces économies ont désormais les capitaux, l’accès aux marchés stratégiques et le savoir-faire pour continuer leur ascension.

En ce qui concerne spécifiquement le Québec, cette mondialisation ne sera pas de tout repos. La concurrence qui se développe sur les marchés stratégiques ailleurs dans le monde est puissante et envahissante. Il faut par ailleurs s’attendre à ce que la croissance plutôt anémique de l’Amérique du Nord nous ralentisse et qu’elle conduise à une intensification de la concurrence. Ce nouveau contexte va nettement favoriser les entreprises qui dominent au niveau de la productivité, de la croissance et de leur compétitivité. Or, le moins que l’on puisse dire à regarder les tendances des dernières années, c’est que ces trois attributs sont loin d’être l’apanage de la majorité de nos entreprises.

3. Un tissu industriel mal adapté à la concurrence mondiale

Comme nous l’avons expliqué plus en détail ailleurs, le tissu industriel québécois pourrait voir sa création de richesse diminuer de manière considérable dans les prochaines années si nous ne parvenons pas à enrayer les quatre tendances suivantes :

3.1. L’attrition de nos entreprises porteuses

Cette tendance constitue à mes yeux le plus important problème auquel le Québec sera confronté durant la prochaine décennie. Ce problème est important, car nous parlons ici des entreprises qui génèrent les assemblages stratégiques nous permettant d’espérer une participation grandissante à l’économie mondiale. Or, ce ne sont pas les menaces et les défis qui manquent. 

Bien qu’aux yeux de plusieurs ces entreprises paraissent en bonne posture et comptent à leur actif de grandes réalisations, il faut savoir que leur avenir n’est pas pour autant assuré. Beaucoup d’entre elles sont des filiales de multinationales dont la présence et l’étendue des activités chez nous relèvent des décisions de leur maison-mère. Or, à entendre les raisons invoquées dans les dossiers de l’Alcoa et d’autres entreprises du genre, on comprend que nous ne sommes pas à l’abri de voir ses entreprises réduire leurs activités chez nous au profit de régions où la structure de coûts et l’existence de marchés stratégiques proches leur offrent un meilleur positionnement.

Il y a surtout le cas de nos entreprises québécoises porteuses, dont la plupart sont des spécialistes œuvrant sur des segments de marché de plus en plus convoités par de grands joueurs mondiaux. Dans la plupart des cas, l’inquiétude provient du fait que ces entreprises n’ont guère le choix désormais de se commettre à des paris de plus en plus audacieux afin de soutenir leur croissance. L’exemple de Bombardier et de ses avions de la série C qui vient concurrencer directement des joueurs comme Airbus et Boeing est un exemple du genre de pari risqué. Ce n’est pas le seul. Or, ces paris sont polarisants pour une économie comme la nôtre. Ils peuvent conduire à des gains appréciables tout comme leurs échecs peuvent s’avérer très dommageables pour notre tissu industriel. Il n’y a qu’à imaginer l’impact dévastateur sur notre grappe de l’aérospatiale si coup sur coup Bombardier devait échouer avec ses avions de série C et ses nouveaux modèles d’avions d’affaires.

D’autres menaces guettent nos entreprises porteuses. Comme ces dernières sont généralement de petites tailles et que leur envergure de produits est modeste par rapport à leurs concurrents, elles sont à risque de faire l’objet d’acquisitions étrangères dans les prochaines années. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Mais, tout indique que cette tendance pourrait s’accélérer alors que nos gestionnaires trouvent de plus en plus exigeant et risqué de croître à l’étranger. Il faut aussi dire que les prix payés sont souvent avantageux pour eux alors que plusieurs grands joueurs mondiaux, eux-mêmes confrontés à une concurrence plus intense, sont prêts à payer le gros prix pour compenser la faiblesse de leur croissance organique.

Autre fait inquiétant, la catégorie de nos entreprises porteuses est affligée par un sérieux problème de relève. Non seulement cela pose problème à terme au niveau du remplacement de la richesse, mais le retard dans la relève nous met à risque sur les prochains grands secteurs d’avenir.

Pour chacun des risques que nous venons d’énumérer, on peut comprendre que si l’attrition de nos entreprises porteuses devait se concrétiser, les pertes seraient néfastes pour le Québec, au plan de l’investissement, des emplois de qualité, de la productivité, du savoir-faire et de l’impact sur nos fournisseurs, la sous-traitance et notre économie en général. Or, bien que peu d’analystes osent en parler ouvertement, le fait est que le Québec est à risque de perdre un nombre significatif de ses entreprises porteuses durant la prochaine décennie. Après tout, le mouvement est bien entamé dans les secteurs pharmaceutique, alimentaire, celui du détail et des ressources. Il touchera aussi d’autres secteurs. Il faudra y voir plus vite que tard.

 3.2. La faible conversion des entreprises actives sur nos marchés publics et protégés

Notre problème de la création de richesse dans les années à venir ne s’arrête pas à nos entreprises porteuses et à la perte des effets d’entrainement qu’elles auront sur le reste de nos entreprises. Il faut aussi savoir que notre économie s’appuie dans une très large mesure sur des marchés publics et des entreprises protégées. Au risque de généraliser, il faut savoir que nos entreprises actives dans ces secteurs donneraient lourdement contre la bande si l’on devait permettre à leurs concurrents étrangers d’accéder à nos marchés.

Or, peu importe les pressions des syndicats, des dirigeants et des actionnaires, c’est ce qui va arriver. La multiplication des zones industrielles et des marchés stratégiques qui a cours actuellement à l’échelle de la planète est en train d’accélérer la course aux ententes de libre-échange qui vont à leur tour nous forcer à ouvrir nos frontières sous peine de voir nos industries de pointe être larguées.

L’ouverture de nos marchés semble d’autant probable que les consommateurs et les clients de ces entreprises sont de moins en moins enclins à faire les frais des surprimes de protection qui, dans les faits, vont davantage à rémunérer excessivement le capital et les dirigeants, plutôt qu’à développer des assemblages stratégiques susceptibles de leur permettre de survivre et de garantir une croissance future de notre économie au lieu d’en faire un dernier coup d’argent pour les actionnaires et les dirigeants.

Or, pouvez-vous imaginer à quoi ressembleraient le marché des emplois de qualité, le niveau d’investissements, et la chute dans le nombre de sièges sociaux si nos secteurs des médias, des télécommunications, des services financiers, ceux de la santé, des transports publics et de la construction devaient échouer dans leur transition vers des entreprises réellement porteuses pour notre économie? Il y a de quoi se demander ce que nous attendons pour agir avec plus de convictions tant du côté des gouvernements que des directions d’entreprises.

 3.3. L’attrition accélérée de nos entreprises à risque et en perte de vitesse

Pour bien comprendre le portrait d’ensemble de la création de richesse au Québec, il nous faut aussi réaliser le poids économique non moins important de nos entreprises traditionnelles et de petite taille dont un très grand nombre souffrent déjà d’un modèle d’affaires à risque et en perte de vitesse. Il s’agit d’entreprises dont la perte pourrait nous être très dommageable étant donné leur importance au niveau des emplois, du développement régional, de la composition de la classe moyenne et des revenus de l’État.

J’en profite aussi pour relativiser l’argument de ceux qui ont tendance à faire l’apologie de nos PME au Québec. C’est une chose de mesurer leur nombre et leur vitalité en période de croissance large comme ce fut le cas dans le passé. À l’inverse, il n’est pas besoin d’être devin pour réaliser qu’outre le petit nombre d’entre elles qui peuvent aspirer à fonder la relève, une grande partie de ces entreprises ne pourront maintenir leur création de richesse dans un contexte caractérisé par une morosité économique persistante, la présence accrue de la concurrence étrangère, le déplacement des marchés stratégiques hors de l’Amérique du Nord, le décloisonnement des marchés protégés et le recul de nos entreprises porteuses. Il faudra une stratégie de consolidation conséquente et miser en premier lieu sur les entreprises qui ont les meilleures chances de nous aider à terme.

 3.4. La présence dénaturante des entreprises d’occupation de marché

Nous devrions par ailleurs être très préoccupés par le fait que le tissu industriel du Québec est de plus en plus soumis à la présence d’entreprises étrangères qui viennent ici établir des pipelines de distribution de produits importés à rabais et qui pénalisent nos entreprises manufacturières et nos entreprises de distribution. Il y a aussi toutes les entreprises de franchisage qui mettent en péril de vastes pans de nos petites et moyennes entreprises. Ces entreprises ont leur raison d’être et vont continuer à faire partie du paysage. Cependant, il faut à tout le moins reconnaitre que leur impact n’ira pas en nous aidant. Ces entreprises n’offrent aucune valeur stratégique pour le Québec. Leur présence croissante est en fait une mesure de la perte de création de richesse avec laquelle nous devons désormais composer dans un nombre croissant de secteurs industriels.

 3.5. Le mirage entrepreneurial québécois

Évidemment, certains ne manqueront pas d’opposer à ce portrait plutôt pessimiste de notre tissu industriel, nombre d’atouts, ainsi que des exemples d’entreprises et d’initiatives susceptibles de changer la donne dans les prochaines années. De fait, je ne nie pas que le Québec puisse faire preuve d’un foisonnement entrepreneurial, d’une grande créativité et d’un sens de l’innovation. Tout comme il est vrai que nous sommes en mesure de compter sur des universités, un savoir-faire de classe mondiale dans certains secteurs, un centre financier et des outils d’intervention économiques qui sont de nature à relancer nos entreprises. Nous l’avons fait dans le passé en générant notre quote-part d’entreprises de calibre mondial, grandes et petites. Rien n’indique que nous ne soyons pas capables de le faire encore.

Cela dit, il serait à mon sens hasardeux, au regard des menaces qui planent, de s’en tenir à pareil optimisme. D’autant qu’il est assez facile de démontrer que nous sommes loin d’avoir le monopole des avantages précités. Tout comme il me parait pernicieux, en pareil contexte, de faire l’apologie de nos réussites entrepreneuriales en masquant du coup la performance du reste de nos entreprises.

En effet, pour peu que l’on prenne le temps de scruter dans son ensemble le paysage entrepreneurial du Québec, on se rend compte que pour chaque entreprise qui a réussi une percée significative ces dernières années, il y a toutes celles dont on ne parle pas et qui ont souffert d’une baisse marquée de la demande pour leurs produits et services. Celles qui ont été obligées d’abandonner des activités non rentables, de couper dans leur prix pour compenser leur perte de productivité, de sursoir à leur expansion géographique avortée ou désormais impossible. Il y a toutes celles qui ont vu leurs liquidités baissées dangereusement et qui éprouvent des difficultés à financer leurs activités via un capital de risque frileux. On parle aussi encore très peu des retards accumulés au niveau du développement de produits et des procédés de fabrication. On passe en vitesse sur les véritables raisons derrière la recrudescence des acquisitions étrangères. On ne lève guère le voile sur des entrepreneurs moins hardis qui se sentent de plus en plus obligés de lancer la serviette faute de ne pas avoir les assurances nécessaires pour accéder au prochain niveau de croissance et pour réussir à faire le poids devant une concurrence de plus en plus forte.

Par ailleurs, il est très important de réaliser que l’on commence à peine à mesurer les impacts pourtant majeurs qu’auront les développements récents comme le surplus électrique nord-américain, l’exode des pharmaceutiques, le surplus mondial de l’aluminium, l’accélération de la concurrence dans l’aérospatiale et le développement accéléré de grands gisements miniers à faibles coûts près des nouvelles zones industrielles en Asie et ailleurs. 

 

 

En somme, s’il importe de rester optimiste, il est encore plus important de reconnaitre l’étendue des problèmes auxquels nous faisons face et de travailler avec l’intelligence et l’ardeur nécessaires pour trouver des solutions qui vont bien au-delà des moyens actuellement envisagés.

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